La revue de presse de la semaine avec notamment le bas de la pyramide des âges qui va mal en France (des non-naissances à l’adolescence), mais Macron qui espère s’en sortir en parlant plutôt des canons car le pouvoir d’achat est aussi en berne, ou encore un zoom sur les Balkans. Merci à nos contributeurs.
EUROPE
L'euro numérique, espéré pour cet automne, devient crucial, sauf que des députés européens ont des doutes
La Banque centrale européenne espère lancer son euro numérique d'ici le mois d'octobre, et sa patronne Christine Lagarde dit à son sujet qu'il est « plus crucial que jamais ». La Banque centrale européenne (BCE) développe deux versions de l'euro numérique. Une première version grand public, pour les transactions quotidiennes, et une autre « de gros », destinée, elle, aux institutions financières. Ce projet constituerait une réponse stratégique à l'influence croissante du dollar US et une alternative aux stablecoins promus par D. Trump dans l'écosystème digital. Seulement voilà, la récente panne récente du système Target 2 subie par la BCE a fragilisé la crédibilité de son projet d'euro numérique, nourrissant quelques inquiétudes quant à sa capacité à gérer une monnaie virtuelle pour 2025.
Source : Clubic
FRANCE
Macron relance le SNU pour préparer la guerre : refusons d’être mis au pas !
"Ce samedi dans une interview, Macron a évoqué une refonte prochaine du Service national universel (SNU) pour l’intégrer encore plus aux besoins et activités militaires. Le SNU, censé devenir obligatoire en 2026 mais annulé faute de budget, refait surface. Le dispositif s’adressait aux lycéens et avait un objectif plus large de discipliner les jeunes au contact de militaires à coups de salut aux drapeaux et de propagande nationaliste Une nouvelle étape pour contraindre la jeunesse à suivre son offensive militariste : on ne se laissera pas embrigader !"
Source : Révolution Permanente
Baisse continue du pouvoir d'achat : mythe ou réalité ?
L’Insee au mieux se trompe, au pire ment ! Faites le test : interrogez vos voisins sur l’évolution de leur pouvoir d’achat. Majoritairement, leur réponse sera : il recule. Pourtant, les chiffres disent le contraire ! Depuis fin 2019, malgré la pandémie, la guerre en Ukraine et la flambée des prix, il a progressé de 9%. Même en intégrant dans ce calcul la hausse du nombre de ménages et l’évolution de leur composition – on parle alors du pouvoir d’achat par unité de consommation – la hausse reste supérieure à 6%.
Source : Xerfi Canal
Derniers chiffres sur les crédits aux particuliers
Selon le dernier rapport de l’OCM, basé sur une enquête réalisée fin 2024 auprès d’un échantillon de 13 000 ménages, le taux de détention des crédits par les ménages recule pour la sixième année consécutive et s’établit à 41,9%, son plus bas niveau depuis la création de l’Observatoire en 1989. L’appréciation de l’ensemble des ménages, détenant ou non des crédits, sur leur situation financière s’est améliorée en 2024, traduction d’un sentiment de progression du pouvoir d’achat accentué par le recul de l’inflation ainsi que la baisse des taux des crédits. En 2024, la détention des crédits à la consommation par les ménages recule pour la septième année consécutive. Le taux de détention de ces crédits baisse à 19 % (contre 20,9% en 2023 et 24,9% en 2020), soit le niveau le plus bas depuis 1989. Près de 90% des crédits à la consommation sont utilisés pour acheter un (des) bien(s) d’équipement de la maison, une automobile, une moto ou payer des travaux d’amélioration du logement.
Source : Fédération Bancaire Française
GÉOPOLITIQUE
Le F-35A n’est plus donné favori pour remplacer les F-16 portugais
"Que ce soit en Allemagne, au Canada ou encore en Suisse, la commande de chasseurs-bombardiers F-35 auprès du constructeur américain Lockheed-Martin fait débat, certaines voix ayant fait part de leurs inquiétudes au sujet d’une trop grande dépendance à l’égard des États-Unis en matière militaire au regard des incertitudes engendrées par les propos du président Trump. Ce débat a donné lieu à une rumeur, selon laquelle les Américains auraient la possibilité d’empêcher les F-35 d’une force aérienne européenne de décoller grâce à un « kill switch » [« bouton d’arrêt » en français]. En réalité, le chasseur-bombardier de Lockheed-Martin n’est pas « désactivable à distance »."
Source : Zone Militaire
LIBERTÉS
Loi « Narcotraficotage » : la mobilisation paye alors ne lâchons rien
"Il y a quelques semaines, nous avons alerté sur les dangers de la loi dite « Narcotrafic » qui arrivait à toute allure à l’Assemblée nationale. Vous avez été nombreuses et nombreux à réagir à ces annonces, à partager les informations et à contacter les député·es. Un grand merci à vous ! La mobilisation a en partie payé : les membres de la commission des lois ont supprimé plusieurs mesures problématiques. Mais nous ne pouvons malheureusement pas totalement nous réjouir : la loi reste très déséquilibrée et certains articles peuvent revenir lors de l’examen, en séance, qui débutera le lundi 17 mars. Voici un récapitulatif des articles les plus dangereux en matière de surveillance. Et si vous voulez aller plus loin, vous pouvez lire l’analyse juridique que nous avions envoyée aux député·es juste avant les travaux en commission des lois ou revoir l’émission d’Au Poste sur le sujet."
Source : La quadrature du net
RÉFLEXION
« Pour les extrêmes droites mondiales soutenues par Musk, Trump, Milei ou Bolsonaro, le nazisme reste une référence indépassable »
"À la fin des années 1920, le monde arrive à l’épuisement d’un système libéral ultraspéculatif, aboutissant au krach de 1929, puis à une dépression économique massive. La décision a alors été prise, dans une grande partie de l’Europe, d’abandonner les rêves de démocratie issus de la Première Guerre mondiale et d’instaurer un pouvoir fort pour le rétablissement de taux de profit maximaux. C’est clairement la promesse d’Hitler, le 27 janvier 1932. Il fait un discours devant plus d’un millier patrons au Club de l’industrie de Düsseldorf et leur annonce trois choses. D’abord, la revanche sur la République de Weimar : les patrons avaient, en 1918, beaucoup lâché – sur la journée de 8 heures, l’augmentation des salaires, ou la représentativité syndicale – en raison de la pression de mouvements révolutionnaires."
Source : The Conversation
SOCIETÉ
Un bon de 88 % de prescriptions d’antidépresseurs chez les adolescents
"Depuis la fin de la pandémie, il y a cinq ans, les constats alarmants sur la dégradation de l’état de santé mentale des jeunes se sont multipliés. Le dernier en date a été publié le 6 février 2025 par le Haut Conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge (HCFEA). Son constat est effrayant : « Seulement 59 % des collégiens et 51 % des lycéens présentent un bon niveau de bien-être mental. » Durant la crise sanitaire de 2020, la vie quotidienne a été bouleversée. Confinements, arrêt des activités physiques ou de loisirs, fermeture des écoles, limitations dans les déplacements… Des restrictions aux conséquences directes sur la santé mentale des plus jeunes, dès les débuts de la pandémie. Un temps où ils étaient désignés comme vecteurs de contamination de leurs grands-parents."
Source : L’Humanité
4,1 décès pour 1.000 naissances : comment expliquer la mortalité infantile en France?
"En France, le taux de mortalité infantile s'élève à 4,1 décès pour 1.000 naissances, un chiffre en constante augmentation. Comment expliquer que, chaque année, près de 2.800 bébés meurent avant leur premier anniversaire et que 70% d'entre eux décèdent à la maternité ? Les journalistes Sébastien Leurquin et Anthony Cortes analysent ce phénomène dans l'enquête 4,1 – Le scandale des accouchements en France (Buchet-Chastel), parue le 6 mars. 75% des maternités qui jalonnaient le pays ont fermé au cours des cinquante dernières années. En 2024, le ministère de la Santé ne recensait plus que 457 maternités en France, contre 1.369 en 1975."
Source : Slate
VUES D’AILLEURS
La Serbie à contre-courant
"Alors que tant de pays du monde se tournent vers des extrêmes droites populistes, ce sont des exigences d’intégrité morale, de justice sociale et de démocratie directe qui se font entendre dans ce pays des Balkans, embrasé depuis l’automne par une révolte qui n’en finit pas de s’étendre. La Serbie connaît depuis le mois de novembre une vague de révolte d’une ampleur encore inédite. Depuis le tragique accident de la gare de Novi Sad, dont l’auvent s’est effondré le 1er novembre dernier, tuant quinze personnes, des dizaines de milliers de Serbes se rassemblent en silence chaque jour à 11h52, l’heure de la tragédie, en hommage aux victimes. À la suite de ce drame, attribué à la corruption du régime, plus de 60 facultés et écoles supérieures sont occupées, avocats et enseignants du secondaire sont en grève, les agriculteurs apportent leur soutien au mouvement qui devrait encore s’élargir à d’autres catégories sociales."
Source : La vie des idées
Balkans : Tout le pouvoir aux plénums !
"Depuis maintenant 4 mois, à la suite de l’effondrement du auvent de la gare de Belgrade, les serbes manifestent et occupent contre la corruption et donc le gouvernement. Samedi 15 mars, ils étaient plus de 300 000 à tenir les rues de Belgrade. Dans cet article, l’auteur explore la forme bien particulière d’organisation adoptée par le mouvement : les plénums, assemblées locales, horizontales, autonomes et auto-organisées. Pour commencer un peu d’étymologie, le terme « plénum » vient du latin et signifie « plein » ou « assemblée complète ». Il désigne une réunion où tous les membres d’un groupe participent, sans distinction de rang ou de hiérarchie, un mot qui prend tout son sens dans nos exemples d’auto-organisation populaire. Il faut noter que le mot plénum était déjà couramment utilisé, à notre époque, dans les pays dits « communistes » pour désigner les réunions plénières des partis au pouvoir."
Source : Lundi Matin
De Dayton au protectorat occidental [2022]
"Le président de la République serbe de Bosnie-Herzégovine, M. Milorad Dodik, accentue la pression sur Sarajevo afin d’imposer sa vision des accords de Dayton (lire : « Les Occidentaux recherchent des allégeances, pas des partenaires »), signés en 1995 pour mettre fin à la guerre. À peine condamné à un an de prison par la cour de Bosnie-Herzégovine, pour avoir bafoué l’autorité du Haut représentant - en maintenant des lois que ce dernier avait annulées -, il a rejeté ce jugement et vient de promulguer une nouvelle loi visant à soustraire les institutions judiciaires de l’entité serbe à l’autorité de celles du pays. Ce nouveau texte sera très probablement annulé par M. Christian Schmidt, un Allemand choisi par les Occidentaux comme Haut représentant en 2021. Mais ce personnage, dont la fonction est d’arbitrer les conflits entre les trois peuples et d’exercer tous les pouvoirs en dernier ressort, n’est plus légitime aux yeux des Russes ou des Chinois."
Source : Le Monde diplomatique
ÉTATS-UNIS
Escalade des violences et des gestes de vandalisme aux États-Unis
"Les tensions s’intensifient entre les représentants américains et leurs électeurs. De nombreuses assemblées publiques ont viré à l’affrontement mercredi soir aux États-Unis, à la fois du côté républicain et démocrate. Des circonscriptions républicaines recommandent même de ne plus organiser d’assemblées publiques. Pour revenir sur cet enjeu de la violence politique aux États-Unis, Anne-Marie Dussault reçoit David Morin, professeur à l’Université de Sherbrooke et titulaire de la Chaire UNESCO en prévention de la radicalisation."
Source : CBC Radio Canada
Commentaire recommandé
Sur l’article « Un bon de 88 % de prescriptions d’antidépresseurs chez les adolescents »
L’auteur ne parle qu’en pourcentage. Il n’y a aucun chiffre, nombre. « Une augmentation de 88% de prescriptions d’antidépresseur » ; en partant de quel nombre, quel base ? 70 préscriptions, 1000 préscriptions, 10 000 précriptions ? L’augmentation en nombre est très différent. C’est donc aussi éclairant d’avoir les nombres.
*****
Sur l’article « Macron relance le SNU pour préparer la guerre : refusons d’être mis au pas ! »
Si nous voulons réellement la paix, y a-t-il besoin de préparer la guerre ? Pour éviter la guerre, pourquoi ne pas propose aux jeunes des programmes de diplomatie avec des ambassadeuros, avec des personnes qui discutent avec les deux parties, etc ?
Pourquoi nous avons toujours et encore cette mentalité ; pour le grand nombre ; de penser que pour avoir la paix, c’est de se préparer à se battre et de s’armer ? N’est-ce pas un signe, une perception (surtout par l’autre partie) que nous voulons la guerre (aussi) ? Ce n’est-il pas au contraire un abandon de la paix lorsque nous prenons les armes ?
14 réactions et commentaires
L’entretien avec Johann Chapoutot est très intéressant. Mais je suis surpris qu’il rappelle souvent que « l’arrivée d’Hitler au pouvoir est liée à une décision politique cynique des libéraux autoritaires (…) Or cette décision a été prise dans un contexte d’effondrement du parti nazi qui aurait pu conduire à sa disparition ».
Quand Hindenburg nomme Hitler chancelier le 30 janvier 1933, les nazis ne sont pas du tout sur le point de s’effondrer. Certes, le score nazi aux législatives passe entre juillet et novembre 1932 de 37% à 33% de l’électorat, mais la baisse est légère. D’autre part, Gregor Strasser, le numéro 2 du parti, ne parvient pas à convaincre Hitler d’accepter d’entrer au gouvernement. Il capitule finalement devant Hitler le 7 décembre 1932 et démissionne de toutes ses fonctions au sein du parti. Si le NSDAP était alors dans une situation critique, notamment sur le plan financier, Hitler était parvenu jusque là à conserver l’unité du parti et sa popularité était encore très forte. Peut-être que le tassement électoral du parti a donné l’illusion aux conservateurs de pouvoir plus facilement dompter la bête.
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AlerterAutre point : Les nazis chutaient après avoir atteint leur plafond , les communistes continuaient de monter et monter . Ça a dû motiver
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AlerterSur l’article « Un bon de 88 % de prescriptions d’antidépresseurs chez les adolescents »
L’auteur ne parle qu’en pourcentage. Il n’y a aucun chiffre, nombre. « Une augmentation de 88% de prescriptions d’antidépresseur » ; en partant de quel nombre, quel base ? 70 préscriptions, 1000 préscriptions, 10 000 précriptions ? L’augmentation en nombre est très différent. C’est donc aussi éclairant d’avoir les nombres.
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Sur l’article « Macron relance le SNU pour préparer la guerre : refusons d’être mis au pas ! »
Si nous voulons réellement la paix, y a-t-il besoin de préparer la guerre ? Pour éviter la guerre, pourquoi ne pas propose aux jeunes des programmes de diplomatie avec des ambassadeuros, avec des personnes qui discutent avec les deux parties, etc ?
Pourquoi nous avons toujours et encore cette mentalité ; pour le grand nombre ; de penser que pour avoir la paix, c’est de se préparer à se battre et de s’armer ? N’est-ce pas un signe, une perception (surtout par l’autre partie) que nous voulons la guerre (aussi) ? Ce n’est-il pas au contraire un abandon de la paix lorsque nous prenons les armes ?
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AlerterD’accord avec votre première remarque, 88% sans donner le chiffre à partir duquel on part, ça ne veut pas dire grand-chose. Si on passe de 2 à 4, ça fait 100 % d’augmentation et ça ne signe en aucune manière un fait qui s’aggrave.
Cependant, la situation générale de la santé mentale en France est bien en train de se détériorer, faute de moyens et d’une réelle volonté politique de remédier à ce fléau. Pour info, depuis les années 80, 60% des lits en psychiatrie ont été supprimés, alors que la population a augmenté de 22,5 % (+ 12 millions). Cherchez « l’erreur ». Y aurait-il moins de problèmes psys qu’avant ? Alors que tout indique que c’est de plus en plus grave et de plus en plus répandu : https://www.jim.fr/viewarticle/sant%C3%A9-mentale-acc%C3%A8s-aux-soins-tr%C3%A8s-2025a100078l
Pour votre deuxième partie, on rêve tous d’un monde en paix. Mais on fait quoi avec les autocrates mégalomaniaques à visées impérialistes, hégémoniques et expansionnistes ? On les laisse faire ? Alors que clairement, ce n’est pas en mettant des fleurs dans le canon de leurs fusils qu’on va les arrêter… De triste mémoire, si l’Angleterre et la France s’étaient mieux préparées à la guerre, y compris en la déclenchant préventivement, 39-45 n’aurait pas été la sinistre boucherie qu’elle a été. Par contre, ce qui change vraiment la donne par rapport à cette époque-là, c’est que si l’intensité des hostilités conventionnelles devait mettre en grande difficulté un des pays belligérants, alors plus personne ne sera encore là pour savoir qui a gagné ou perdu… Alors y a-t-il encore une bonne réponse, quand le choix se réduit à courber l’échine devant l’inacceptable ou mourir avec tout le monde ?
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AlerterPour la dégradation mentale, Il me semble aussi que cela est un fait au vue de notre système économique, des réseaux sociaux etc.
Je pointais le doigt sur cette façon qu’ont certainos journalistos de nous informer qui PEUT nous faire croire que c’est très alarmant (alors que peut-être ce n’est pas le cas) et susciter PLUS NOS EMOTIONS que la réflexion. Le journaliste n’est pas objectif comme toute personne : il a décidé d’écrire sur ce sujet et forcément avec sa perception.
Merci pour votre lien mais il est de même acabit avec les pourcentages. Pratiquement aucun nombre de départ ou pour le total, il n’y a que des écrits d’augmentation en % ou « % de X ».
Par exemple : « 41% des malades ne parviennent pas à consulter un psychiatre » : quel est le nombre de malades ? 100, 10 000, 100 000, 1 000 0000 ?
« […] chez les 5-19 ans, les séjours en soins psychiatriques étaient, en 2024, de 32% supérieurs à ce qui est attendu » : Quel est le chiffre de départ ? 5 000 soins, 50 000 soins ?
Puis il se base aussi avec un sondage. Ce serait éclairant d’avoir le nombre des personnes sondées, les questions posées, pour avoir aussi notre interprétation et pas seulement celui du journaliste.
Je ne minimise, ni maximise. Je souhaiterais savoir à quel échelle est-ce réellement. Les chiffres sont censés nous y aider, non ?
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AlerterCe n’est pourtant pas difficile à trouver : https://fr.statista.com/infographie/33016/sante-mentale-france-evolution-prevalence-episodes-depressifs/ ; même Wikipédia donne des données qui démontrent l’aggravation inquiétante.
Mais c’est surtout l’évolution des pathologies de plus en plus lourdes qui inquiètent les professionnels. Mais désolé, je ne retrouve pas l’étude du Collège de France qui l’analysait sur 50 ans.
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AlerterIl aurait été mieux d’avoir l’information direct par l’article (c’est-à-dire les chiffres que cela représente dont parle les auteurs des articles et non seulement des pourcentages) sans chercher sur d’autres sites (à moins de vouloir d’autres informations) ?
Sur votre lien, l’auteur se refère encore à des pourcentages sans chiffres équivalent. Par exemple : « En 2021, 12,5 % des personnes âgées de 18-85 ans auraient vécu un épisode dépressif caractérisé (EDC) au cours des douze derniers mois. un chiffre en hausse de 3,5 points de pourcentage par rapport à 2017. »
DE plus, sur l’enquête dont se base l’auteur (lien qu’il donne sur son article), « le Baromètre de Santé publique France a interrogé 24 514 personnes âgées de 18 à 85 ans par collecte assistée par téléphone et informatique (Cati) selon un sondage aléatoire ». 24 514 personnes représentant des millions d’habitantos de France, un échantillon qui ne semble pas être de plus « représentatif » et très peu nombreux (sondage fait sur plusieurs mois).
Et encore une fois, je ne minimise pas. Il y a sûrement une augmentation des états dépressifs. Les chiffres données de vos liens n’informent qu’une partie du réel. Y a-t-il un biais de confirmation ? Nous pouvons dire que sur ces 24 514 personnes, 12,5 % donc 3065 personnes se sont sentis dépressif en 2024 (demandé sur cette année). En conséquence 982 personnes en plus par rapport à 2017. C’est la démarche, la méthodologie d’explication que je met en lumière.
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AlerterVous : « On rêve tous un monde en paix ». Si nous rêvons de ce monde en paix, matérialisons-le car des personnes n’en veulent pas comme celles que vous décrivez. Pour autant, elles n’y vont pas toujours elles-même au combat, et décident d’envoyer d’autres personnes. Il y a donc des personnes qui sont en accord et vont aller tuer (même si sur le terrain, cela peut-être difficile). Elles se sont entraîner à tuer, à se servir d’une arme et vous pensez qu’en cet état, elles veulent la paix ? Des personnes travaillent dans des usines pour fabriquer des armes, des munitions, des chars etc, elle veulent la paix ? Nous écoutons ou voyons (peut-être TROP) d’histoires de guerres, de combats à travers les films, les séries, les romans, les dessins animés, les jeux vidéos etc. Ce n’est-il pas nous illusionner de croire que nous, TOUSTES, cherchons la paix alors que la réalité est autre ? Pour nous « défendre » (« déclencher préventivement ») ; armons-nous, allons tuer « l’autre » ; pour avoir moins de mortos (morts/mortes), allons tuer « l’autre ». Alors que cela entraîne l’escalade et le nombre de mortos totaux des deux camps (et pas seulement militaire) et moins la possibilité de concorde, ainsi que les traumatismes physiques et psychiques sur les combattantos, sur leurs familles, sur la société et les générations futures. Des terrains, des cultures, des forêts détruites ; des cours d’eau, des nappes phréatiques, des fleuves détruites ou contaminés ; des abeilles, des oiseaux, d’autres animaux morts ; l’air contaminé/pollué etc. Qu’est-ce un pays, après la guerre ? Un pays de survivantos (survivants/survivantes) et dans quel état ?
La paix, ce n’est pas seulement sur notre territoire car nous sommes, comme avec tous les autres animaux et êtres vivants sur cette planète, EN INTER-DEPENDANCE plus ou moins forte. Aujourd’hui, encore plus, qu’auparavant. La pollution du plastique nous le prouve. Aujourd’hui, plus qu’auparavant ; avec internet, nous sommes plus connecter, nous nous connaissons plus ; entre nous, homo sapiens. Il me semble que cette façon de pensée, de justifier de combattre pour les camps (« nous contre eulles »), venant de nos ancêtres, a perdurer dans le temps malgré notre envie, pour beaucoup, de paix. Ce n’est-il pas cette façon de penser qui fait que nous sommes bloquéos et n’arrivons pas à rester longtemps en paix aussi ? Il fut un temps où c’était la gloire que de combattre. Plus aujourd’hui ou très peu. Nous sommes arrivéos à se délester de cet héritage et pourquoi pas alors de cet autre ?
Il n’y a pas de bonne réponse à votre question. Il y a un choix que chacuno prend qui mènera à l’une de vos propositions SAUF VRAISEMBLABLEMENT si nous modifions, en grand nombre minimum, notre chemin de pensée historique. Un imaginaire à croire pour qu’elle deviennent une « réalité imaginaire » dans notre monde comme les pays, l’UE..
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AlerterOn ne peut pas faire comme si l’histoire des guerres ne nous avait pas démontré qu’être faible, c’est le meilleur moyen de se faire massacrer. Et désolé, je ne comprends absolument rien aux alternatives « pacifiques » que vous proposez.
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Alerter« Pour éviter la guerre, pourquoi ne pas propose aux jeunes des programmes de diplomatie avec des ambassadeuros »
D’accord, à condition que la « diplomate » ne soit pas Kaja Kallas.
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AlerterPourquoi n’inclut-on pas, tout au long du parcours scolaire obligatoire, des « ateliers de parole » hebdomadaires de 2h où chaque groupe/ »classe » discute de ses propres problèmes de « mésentente », qu’ils soient individuels ou collectifs au groupe, ainsi qu’à la « société » qui l’entoure? (Avec un-e modérateur-trice formé-e à cet exercice essentiellement humain et stimulant pour une « entente cordiale entre les peuples »…)
On nous apprend à lire et à écrire correctement(et cela constitue vraisemblablement un progrès certain dans l’évolution de l’espèce humaine, ces êtres vivants doués de parole, ce qui leur permet de résoudre leurs conflits autrement qu’en se battant/s’entre-tuant),
Mais on ne nous apprend pas à nous parler et nous écouter attentivement pour exprimer notre point de vue et comprendre le point de vue de « l’autre »(alors que nous sommes tou-te-s « autre », à la fois tou-te-s semblables et tou-te-s différent-e-s, comme prouvé scientifiquement).
Ceci concourrait peut-être aussi à l’amélioration générale de la santé mentale? (et à la protection des enfants les plus exposés à la violence, intra et extra familiale?)
Mais sans doute faudrait-il appeler à la disparition des « maîtres » en tous genres, qui se croient plus intelligent-e-s que « les autres »(ceux et celles qu’ils/elles dominent de leur « statut » généralement fort bien rémunérateur…et manipulateur)…
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AlerterArticle de The Conversation : « Les réseaux sociaux vous incitent à adopter ces trois comportements primitifs et violents »
« […] Dans ce contexte, il est présumé par hypothèse que nos comportements (lorsque nous utilisons les réseaux sociaux numériques) sont conditionnés par des environnements informatiques qui nous maintiennent à un stade primitif de socialité, tout en se montrant propices à l’éclatement de violentes crises culturelles. Parmi les cyber-comportements qui entraînent des effets indésirables, les trois plus évidents sont le grégarisme, le mimétisme et le sacrifice, tels que formulés par l’anthropologue français René Girard. » https://theconversation.com/les-reseaux-sociaux-vous-incitent-a-adopter-ces-trois-comportements-primitifs-et-violents-231108
Cet article apporte d’autres visions des réseaux sociaux qui amplifient des côtés de notre humanité. Cela explique aussi pourquoi certainos d’entre nous peuvent avoir un langage violent. Le langage permet la communication entre nous. L’humanité l’a développé, est-ce pour nous violenter et non pour mieux nous comprendre au final ? Ne devrions-nous pas communiquer notre souffrance, nos désaccords, nos heurts autrement en essayant de pas faire souffrir l’autre pour qu’iel nous comprenne mieux ?
Si nous VOULONS REELLEMENT nous maintenir en paix ; avoir la paix au sein de l’Humanité ; à nous, chacuno, d’être attentive à cela. Cela n’est pas un chemin aisé car nous n’avons pas appris dès l’enfance.
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AlerterEn complément de l’article « Pour les extrêmes droites mondiales soutenues par Musk, Trump, Milei ou Bolsonaro, le nazisme reste une référence indépassable »
Un article d’Actual News Magazine (2021) sur le livre de l’écrivaine Isabel Wilkerson : « Caste : les origines de notre mécontentement », où elle aborde les origines du racisme qui viendrait de la mise en place de castes dans la société.
Elle est partie de l’hypothèse que des états-uniennos avec les noiros (noirs/noires), des allemandos avec les juifos (juifs/juives) et les indiennos avec les dalitos (dalits/dalites), c’est le même système qui a été mis en place et suscité une division avec différents paramètres ; dont une avec infériorité et supériorité ; au sein de la population. Cela peut possiblement perdurer dans les sociétés d’aujourd’hui, car il est en quelque sorte dans notre héritage, intériorisé (comme un traumatisme). Il me semble que pratiquement toutes les civilisations du monde d’aujourd’hui ont, dans leur histoire, la mise en place d’une caste des esclaves. https://actualnewsmagazine.com/caste-les-origines-de-notre-mecontentement-resume-et-description-du-guide-detude/
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AlerterPour de l’article de l’Huma sur la consommation d’antidépresseurs par les adolescents, « depuis la fin de la pandémie il y a cinq ans »: ben non, justement, la pandémie de covid perdure, et les réinfections vont bon train. Et justement, attraper le covid augmente les risques de problèmes psychologiques, y compris la dépression. D’autres causes plus externes s’y ajoutent évidemment, mais le covid reste une cause majeure et le nier discrédite immédiatement tout l’article.
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Alerter